Sept principes importants vous permettront de bien jouer au poker :
1. Etre patient : il faut parfois mieux se coucher (ne pas jouer un tour) que de perdre des jetons pour rien.
2. Le poker fait appel à la psychologie (bluff notamment) mais aussi aux statistiques (probabilités) ! Ne l'oubliez jamais !
3. Rester maître de ses émotions : un bon joueur de poker doit pouvoir cacher sans problème ses tactiques de jeu. Notamment ne pas dévoiler ses émotions lorsqu'il a un bon jeu ou un mauvais, lorsqu'il bluffe, etc. Les joueurs qui laissent paraître leurs émotions (agitation, stress, devenir tout rouge, trop ou pas assez parler, etc.) sont vite repérés. Si vous jouez au poker dans le but de gagner de l'argent, ne consommez pas d'alcool, faute de quoi votre manque de concentration vous jouera des tours.
4. Savoir observer et écouter : le poker ne se résume pas à "juste s'occuper de son propre jeu". Il faut être attentif à ce qui se dit et se passe autour de soi. Etudier le comportement des joueurs, découvrir leurs failles et tics, etc. Etudier leur jeu, savoir quand ils se couchent ou non, etc.
5. Etre imprévisible : il faut savoir changer ses stratégies et tactiques, faute de quoi vos adversaires vous connaîtront "sur le bouts de leurs doigts" très rapidement. Les joueurs experts vous ruineront s'ils devinent par exemple que vous jouez uniquement les bonnes cartes. Il faut savoir bluffer, parfois même se coucher même en ayant un bon jeu.
6. Savoir gérer son argent : comme tous les jeux d'argent, il faut savoir se contrôler, ne pas dépenser plus que ce que l'on a ! Un bon joueur saura s'arrêter lorsqu'il le faut. Ne pas jouer s'il est fatigué. Ne jouer que de l'argent dont il n'a pas besoin pour vivre !
7. Si vous jouez au poker sur Internet, apprenez à sélectionner les bonnes tables ! Rappelez-vous par exemple des joueurs moins expérimentés avec lesquels vous aurez une chance de gagner, et éloignez-vous des joueurs plus doués que vous. Choisissez des tables où au moins 40% des joueurs découvrent le flop.
Conseils d'experts du poker
1. Le but du vrai joueur de poker est de gagner (de l’argent) ! Autrement dit : "L'argent que vous ne perdez pas est de l’argent gagné !". Les joueurs qui payent le moins pour voir le flop sont souvent ceux qui accumulent le plus de gains. C’est pour cette raison qu’il faut jouer avec patience.
2. La première règle ci-dessus est étroitement liée à cette seconde règle : "Ne payez (misez) pour voir le flop que dans certains cas bien définis. Faites confiance aux probabilités". Autrement dit, ne prenez part à un coup uniquement dans les cas suivants:
- Vous êtes "joueur normal" (c'est-à-dire ni petite ou grande blinde) et vous avez en mains une paire d'As, de rois, de dames, de valets, de dix, de neuf, de huit ou de sept, ou une des deux combinaisons suivantes : As/roi ou As/dame, ou encore un As avec n'importe quelle carte de la même couleur.
C'est ce que l'on appelle les combinaisons "killer hands".
- Vous êtes en position de "grande blinde" et aucun joueur n'a fait de relance (vous avez donc déjà payé pour voir le flop), et vous avez en mains une des combinaisons "killer hands" citées ci-dessus (joueur normal).
- Vous êtes en position de "petite blinde", une relance a été faite, et vous avez en mains une des combinaisons "killer hands" citées ci-dessus (joueur normal). Dans le cas où aucune relance n'a été faite, entrez alors en jeu uniquement si vous possédez une des mains citées ci-dessus (joueur normal, killer handsl) ou une des suivantes : une paire de six, de cinq, de quatre, de trois ou de deux, ou la combinaison As/valet, roi/dame, dame/valet, valet/dix (dix de la même couleur).
Le Bluff
Le bluff est un concept dont ont parle souvent au poker, bien qu’il ne soit pas aussi souvent utilisé que ce que l’on pourrait penser. Le bluff reste malgré tout un aspect psychologique utile dans le poker, car si vous ne bluffez jamais, vous devenez trop prévisible et ne serez pas capable de maximiser vos gains, voire même gagner.
Le bluff permet par exemple à un joueur ayant une mauvaise main de faire plier ses concurrents en leur faisant peur. Ce joueur pourra alors par exemple miser très gros, faire d'importantes relances, afin que ses adversaires se couchent. Avec un peu de chance, il pourra alors gagner un coup sans avoir un bon jeu en mains, mais juste en créant le doute chez les autres joueurs.
Le bluff est aussi employé par les joueurs possédant un bon jeu en mains. Ils savent ainsi rester discrets, ne pas attirer l'attention sur eux. Cela leur permet souvent de voir les mises (relances) augmenter gentiment mais sûrement, et ainsi empocher à la fin du coup une jolie somme.
Dans tous les cas, les facteurs suivants doivent être pris en considération lorsque vous décidez ou non de bluffer:
- Le genre d’adversaires (les gens vous connaissent-ils ou non, etc.). Bluffer contre un joueur "faible" par exemple ne sert souvent à rien. Un joueur "faible" a tendance à suivre quelle que soit sa main. Contre ce type de joueur, il vaut mieux attendre une meilleure main ;
- Le nombre d’adversaires (plus il y a de joueurs, plus le bluff va se corser). Il est toujours plus facile de bluffer une seule personne que la "table entière". Plus le nombre de joueurs en jeu est important, plus les chances que l'un d'entre eux détienne une bonne main sont grandes, donc plus votre bluff a de chances d’échouer ;
- Vos talents “à lire” (c'est-à-dire à savoir comment les autres jouent, si eux aussi bluffent ou non, etc.) ;
- Le montant du pot (total de jetons en jeu) ;
- Votre position (si vous êtes en tête, chip leader par exemple, ne risquez pas de tout perdre pour rien ! Si vous êtes en mauvaise position, un bon coup de bluff pourra peut-être vous faire revenir en jeu).
Faire Tapis (en anglais all-in)
On rencontre principalement trois cas de figures dans lesquelles un joueur se met all-in :
- Le joueur n'a plus assez de jetons pour suivre la mise du joueur précédent. Il doit alors miser la totalité de ce qui lui reste s’il veut néanmoins participer au jeu. Cela lui permet de participer à l'enchère en cours mais s'il perd, il est éliminé. En cas de victoire, il ne remporte les mises des autres joueurs qu'à hauteur de son tapis, le reste des enchères étant remporté par le joueur ayant la deuxième meilleure main (et ainsi de suite).
- Le joueur a une main peu forte, voire rien du tout, et tente alors de « faire peur » à ses adversaires en jouant tout son tapis. C’est du bluff. Avec un peu de chance, les autres joueurs vont se décourager et se coucher, et le joueur qui a lancé ce bluff remporte alors les mises jouées. Cette pratique peut être parfois payante mais reste dangereuse, car si un ou plusieurs joueurs ne se couchent pas et gagnent avec une meilleure main, le joueur qui a fait tapis est éliminé (il n’a plus de jetons).
- Le chips leader, c’est-à-dire le joueur qui a le plus de jetons, ou un autre joueur ayant beaucoup de jetons, exerce une « pression psychologique » sur les autres concurrents en misant tout son tapis. Découragés, les autres joueurs se couchent et perdent ainsi leurs mises. Ce cas de figure fonctionne souvent mais est très dangereux ! Il suffit qu’un seul concurrent suive le jeu sans se décourager, avec une meilleure main, pour le que chips leader perde gros.
Statistiques à retenir lorsque vous jouez
- Si vous avez un paire d'As en main, vous aurez 12% de chance d'obtenir au moins un brelan au flop.
- Avec deux rois ou deux As, vous aurez 70% de chance d'avoir la meilleure main au flop.
- S'il vous manque une carte au flop afin de compléter une couleur, vous aurez une chance sur trois d'obtenir la couleur complète lors de l'abattage (river).
- S'il vous manque une carte au flop pour obtenir un suite (quinte), vous aurez 30% de chance d'obtenir cette quinte à l'abattage (river).
- Avec 2 "overcards" au flop (vous avez par exemple un As et un roi, et le flop est 8 5 2), vous aurez 1 chance sur 4 d'obtenir une paire de rois ou d'As à l'abattage (river).
- Si vous possédez au moins une double paire au flop, il faut relancer et sur-relancer car vous aurez les meilleures chances de gagner le pot.
- Un joueur de poker a 10% de chance de recevoir deux cartes supérieures à 10. Sur 10 mains, l'une d'elles sera donc théoriquement composée de deux cartes supérieures à 10.
- 9 fois sur 10, As/dame sera le meilleur As. Dans 10% des cas, un adversaire aura As/roi.
- Si As/deux est souvent le seul As en jeu lors d'un head-up (tête à tête), As/deux est une main très peu recommandée contre plus de 4 adversaires !
- As/valet est généralement le meilleur As contre un ou deux joueurs, mais sera difficile à jouer contre plus de 5 ou 6 adversaires.
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